Comprendre la stimulation

Comprendre la stimulation cellulaire

J-M H. Bolomey

 

Perceptions

La nature est vaste, belle et complexe. Dès l'origine, pour faciliter les communications les hommes ont éprouvé le besoin d'exposer leurs découvertes avec des mots. Généralement, le vocabulaire disponible est limité par l'état d'avancement de la technologie et ne comprend pas les mots nécessaires pour expliquer de nouveaux phénomènes. Les chercheurs emploient donc des vocables simples pour documenter les résultats de leurs expériences et les expriment de la manière dont ceux-ci sont perçus au moment de la découverte. Les scientifiques ont rarement conscience de l'incidence des mots choisis et ne prévoient pas les implications futures d'une terminologie ne traduisant que partiellement les données disponibles. La perception initiale d'un événement est limitée dans sa portée car les chercheurs focalisent leur attention sur leurs observations dont la portée est elle-même limitée par la résolution et l'exactitude de la technologie à disposition au moment où l'observation est faite. A titre d'exemple, lorsqu'il devint nécessaire de décrire le spectre lumineux pour communiquer des observations, les couleurs perçues qui vont du noir au blanc reçurent des noms tels que rouge, bleu, vert, etc. Les quelques noms choisis semblèrent adéquats pour décrire la largeur du spectre lumineux tel qu'il est perçu avec les capacités limitées de l'oeil humain et le restèrent pendant des millénaires, sans que la capacité de décrire les couleurs parut réduite par la pauvreté du vocabulaire à disposition. En fait, l'objectif principal, qui est d'exprimer les couleurs de la manière dont elles sont perçues, est atteint bien qu'il soit impossible ainsi de décrire le spectre lumineux dans toute son étendue. Il en va de même de la plupart des faits que l'on peut observer dans la nature. La grande majorité des tentatives de documenter les expériences portant sur des phénomènes naturels universels sont basées sur des perceptions sensorielles humaines.

 

En résumé, la nécessité de réduire les informations sur les phénomènes à large spectre en les décrivant de manière rudimentaire est à la fois utile et source d'erreur. L'esprit humain a de la difficulté à traiter de grands ensembles de données, raison pour laquelle la plupart des gens préfèrent classer les informations dans des catégories décrites à l'aide d'un nombre limité de mots facilement mémorisables comme dans l'exemple du spectre des couleurs donné ci-dessus.

 

De récents progrès en biologie cellulaire révèlent que le domaine des maladies peut dans une certaine mesure se comparer au spectre lumineux. Le spectre des maladies est électrique. En conséquence, tenter de définir une maladie ou une condition unique avec un seul mot revient au même que de vouloir représenter avec exactitude une couleur unique dans l'éventail du spectre lumineux.

 

Perception des maladies

Parmi les nombreux événements affectant la vie humaine, l'identification et la classification des maladies a toujours a été une préoccupation importante. Dès le début, il a fallu créer des noms pour définir les maladies ; un certain nombre de ces noms existent encore de nos jours. Dans la plupart des cas, les noms donnés reflétaient l'état des connaissances scientifiques de l'époque, de sorte que les définitions des maladies sont grossières et inexactes. Par exemple, l'appellation "humeurs mauvaises" qui a maintenant disparu du vocabulaire médical, a été remplacée plus tard quand l'acceptation de la théorie des microbes est devenue une réalité (Koch, Pasteur).

 

De récentes découvertes rendues possibles par des progrès technologiques tel que le microscope électronique ont permis aux chercheurs de découvrir la structure interne des cellules organiques. Avec le temps, de telles découvertes vont changer notre perception de certaines maladies. En 1977, le Dr Bruce Lipton a ouvert la voie par des recherches ayant révélé l'importance de la membrane cellulaire (plasma lemma) en tant qu'élément primordial de la cellule. A la suite d'une série d'expériences, il a démontré l'importance de cette enveloppe externe comme étant en fait le "cerveau" de la cellule, alors qu'auparavant elle était considérée comme une simple enveloppe renfermant les organes internes de celle-ci. Cette découverte marque un tournant dans la compréhension de la biologie cellulaire. Dans son livre "La biologie des croyances" © 2005", Bruce Lipton fait avancer ce concept d'un pas, en l'éclairant par de solides expériences. Il explique qu'en réalité les cellules sont contrôlées par des stimuli électriques en provenance du cerveau et de l'environnement. Cette théorie est appuyée par d'autres scientifiques qui ont reproduit avec succès les résultats de B. Lipton, lesquels démontrent que la réponse cellulaire est de nature électromécanique plutôt que chimique, comme nous l'expliquerons plus en détail.

 

Les stimulations des cellules peuvent avoir différentes origines, telles qu'ondes cérébrales ou signaux d'origine environnementale provenant de facteurs thermaux ou mécaniques, convertis par l'épiderme, ou tout événement externe induit par des sources conductrices ou rayonnantes. La connaissance de ce processus ouvre la porte à la modification artificielle du comportement cellulaire, en rendant possibles des corrections basées sur des stimulations électriques par opposition au recours traditionnel et exclusif à l'ingestion de composés chimiques.

 

Identification des maladies

Des expériences ont révélé que la vie au niveau cellulaire est basée sur l'interaction de charges électriques de différentes polarités. En s'attirant et en se repoussant l'une l'autre, ces charges créent le mouvement. Dans un monde sans charges électriques, il n'y a pas de mouvement et sans mouvement, il n'y a pas de charges. Cette interaction est l'essence de la vie ; toutes les charges polarisées tentent de s'annuler, essayant d'établir un équilibre impossible à atteindre, comme le fléau de la balance qui oscille sur son point d'appui. Sans mouvement il n'y a pas d'univers et si tout mouvement cesse, l'univers cesse lui aussi d'exister (Walter Russell).

 

Cela étant compris, il est devenu possible d'anticiper les activités des cellules. Les protéines des récepteurs cellulaires sont stimulées de manière continue par des charges électriques de polarités différentes et par des sources multiples. Quand la protéine d'un récepteur bouge sous l'influence d'une charge polarisée, elle actionne mécaniquement une autre protéine d'une forme différente, laquelle ouvre le canal ionique et alimente la cellule. La rapidité avec laquelle les charges atteignent les récepteurs varie en fréquence et en magnitude. Les charges se propagent à travers le système organique vers certains types de cellules. Ces signaux complexes représentent un large éventail de fréquences. Sans cette stimulation électrique constante, les cellules organiques mourraient par manque d'alimentation.

 

Vers une maladie unique

Dans les cellules organiques, la maladie résulte d'un manque de stimulation ou d'une stimulation déficiente par des charges inadéquates ou non existantes. De telles irrégularités empêchent les cellules d'exécuter leurs tâches, qui consistent notamment à métaboliser et à remplacer les protéines non réceptives. Si l'une de ces fonctions n'est pas exécutée, les cellules saines deviennent anormales ou malades et se caractérisent par un potentiel de bas niveau, à travers la membrane de la cellule. Lorsque ce genre de situation est limité à une seule cellule, la conséquence en est pratiquement invisible et ne mérite pas d'être nommée. En revanche, quand le même problème implique un grand nombre de cellules contiguës, il devient physiquement visible et peut être identifié comme une maladie. C'est ainsi qu'au fil du temps les noms des maladies ont été attribués pour identifier des comportements particuliers et irréguliers de certaines cellules affectées par une stimulation anormale. Ainsi, la prolifération anormale de cellules peut être identifiée comme le « cancer » et une faiblesse généralisée ou une détérioration des cellules indique une « déficience immunitaire ».

 

La stimulation cellulaire électrique est synonyme de vie

Quelle que soit son origine, cerveau, environnement ou autres sources extérieures, la stimulation des cellules implique un large spectre de fréquences. Ces signaux sont des impulsions électriques mono polaires de courte durée et de très faibles niveaux énergétiques. Elles sont encodées de manière explicite et leurs fréquences sont destinées à des types de cellules spécifiques. Normalement, les stimuli provenant du cerveau sont modulés en fréquence et contiennent des harmoniques complexes. Ces fréquences sont encodées de manière similaire à des signaux de bande étalée ; en d'autres termes, elles ne sont pas composées de faisceaux de fréquences fondamentales uniques comme on le croyait généralement. Les protéines cellulaires réceptrices visées recevant cette information traduisent la nature spectrale de la donnée du domaine fréquentiel en événements d'information temporelle. Ce sont les protéines réceptrices qui jouent ce rôle en se déplaçant au moment où elles reçoivent une charge en réponse à l'influence attractive et répulsive de la charge polarisée qui l'affecte. Ce mouvement mécanique déclenche à l'intérieur de la cellule un processus en cascade permettant aux protéines affectées de décoder et de transmettre les informations dont elles sont porteuses à partir d'un flot de signaux apparemment indéchiffrables et cacophoniques. C'est cette capacité de la cellule de sélectionner et de décoder l'information nécessaire qui est au centre du mystère de la vie. Bien que durant ces dernières années, la communauté scientifique ait fait des pas de géant dans la compréhension de la complexité du comportement des cellules, les moyens par lesquels les cellules opèrent de manière interne et décodent cette information ne sont pas encore entièrement compris.

 

Stimulation chimique comparée à la stimulation électrique artificielle

Le moyen le plus commun de stimuler les cellules est par ingestion de préparations organiques sous forme de nourriture ou de médicaments. En chimie organique, la nomenclature des composés est définie par un ensemble de règles fixes. Les préparations sont composées d'éléments naturels, eux-mêmes composés de sous éléments et ainsi de suite des molécules aux chaînes d'atomes. Les atomes eux-mêmes sont essentiellement composés de vortex (théorie des quanta), communément représentés par des particules (physique newtonienne) de polarité électrique positive ou négative. Par conséquent, on peut dire que les médicaments ou éléments chimiques sont en fait une association d'atomes dont les charges électriques et les polarités sont déterminées par le type et la structure des atomes qui les composent.

 

Les médicaments, en se propageant au travers du corps humain, transmettent aux récepteurs cellulaires et canaux ioniques des charges électriques de la même manière qu'un signal électrique. Cela signifie que, au niveau cellulaire, il n'y a théoriquement pas de différence entre une simulation organique et une simulation électrique. Dans les deux cas les charges polarisées jouent un rôle de stimulation des cellules. Il y a, cependant, une différence majeure entre les deux, à savoir la vitesse de propagation. Celle-ci est d'environ un centimètre par seconde à travers les tissus pour les médicaments et, élément d'importance, tout le système organique est affecté. A l'inverse, la propagation des signaux électriques à travers le même milieu est 30 millions de fois plus rapide en s'effectuant à une vitesse de 300'000 km par seconde. L'avantage principal de la stimulation électrique est qu'elle peut s'effectuer de manière localisée. Tout comme les cellules communiquent entre elles dans des conditions normales, la stimulation électrique peut cibler la partie malade du corps sans affecter les tissus voisins et sains.

 

Stimulation électrique externe

Depuis près d'un siècle, beaucoup de tentatives d'utiliser la stimulation électrique à des fins thérapeutiques ont été faites avec plus ou moins de succès. Parmi les premières en date, les expériences conduites par Nicolas Tesla en utilisant des champs électrostatiques élevés ont donné des résultats positifs. Plus tard, Prieuré, scientifique français, utilisa des dispositifs électromagnétiques puissants et obtint des résultats étonnants. Hippocrate lui-même, le père de la médecine occidentale moderne, frottait des "aimants naturels" sur le corps de ses patients pour diminuer leurs douleurs. Plus récemment, des progrès scientifiques ont permis aux chercheurs d'avoir une meilleure compréhension du comportement et des besoins cellulaires, ce qui a débouché sur l'utilisation, avec succès, d'appareils de stimulation cellulaire électrique externe.

 

La disponibilité de nouvelles technologies en électronique, tels que les microprocesseurs, permet maintenant un contrôle et une régulation en temps réel des signaux électriques. Il est aujourd'hui possible de produire des charges électriques polarisées précises dont les propriétés énergétiques sont similaires aux signaux émis par le cerveau et d'émettre ces impulsions en toute sécurité sans risque d'endommager ou de détruire les tissus cellulaires.

 

Les cellules sont équipées d'un système d'autoprotection naturelle, qui ferme les protéines réceptrices de la cellule en cas de réception d'une charge électrique démesurée. Lors de stimulations électriques artificielles, il est donc primordial de générer des signaux de grandeur appropriée, qui doivent être compatibles avec la structure interne des cellules de façon à ne pas provoquer de blocage ou de destruction. Bien qu'elle se soit révélée relativement efficace pour contrôler la douleur, il a été démontré que l'utilisation d'appareils primitifs tels que les modèles TENS (Stimulation Électrique Nerveuse Transcutanée) pouvait aisément endommager ou détruire les récepteurs cellulaires, voire même dans certains cas endommager les cellules sanguines par dissociation.

 

Contrôle individuel

Que des maladies puissent être provoquées par la pensée est un fait bien documenté et le mot "hypocondrie" a été créé pour le désigner. Cependant, ce n'est que récemment que les chercheurs ont pu établir un lien entre les événements se produisant au niveau du quanta, tels que des charges électriques produites par le cerveau et une réaction physique réelle au niveau cellulaire. La vision du corps humain en tant que machine, préconisée par la médecine occidentale et fondée sur la croyance cartésienne que l'esprit n'est que le "fantôme dans la machine", n'est plus acceptable. En revanche, l'approche orientale du yin et du yang a été avalisée par la physique quantique, laquelle englobe l'interaction de champs plutôt que de particules et introduit la notion du hasard. L'influence et l'interaction de champs électriques éloignés entre le cerveau et le système cellulaire ont été démontrées expérimentalement à de nombreuses reprises. Des champs tels que l' «énergie radiante » découverte et ainsi nommée par Nicolas Tesla en 1895 sont insaisissables, par manque de moyens de mesure, et pas encore bien compris. Il y a cependant des indications que d'autres moyens de communication existent au niveau cellulaire qui ne sont pas liés à la vision newtonienne de la circulation des particules et de la conduction électrique directe.

 

Le pouvoir du subconscient

Il est essentiellement important de ne pas sous-estimer l'influence du pouvoir d'autosuggestion sur le système cellulaire. Malgré qu'il soit bien connu, l'effet placebo (pilule de sucre) a été ignoré de manière constante par la médecine moderne. La plupart des médecins ne sont pas formés pour en appréhender les effets de manière sérieuse.

 

Procédons à une simple expérience : l'esprit détendu et libre de toute interférence, imaginons un courant électrique issu d'électrodes placées au bout des doigts de nos deux mains ; nous pouvons "sentir" ce courant électrique nous traverser les bras et le coeur. Bien qu'elle soit en vérité une suggestion de l'esprit, la « sensation » perçue est aussi réelle que si elle s'était effectivement produite. En fait, le courant est ressenti par le système cellulaire et rapporté au cerveau. De même, imaginer qu'on suce un citron provoque la production de salive par le système organique. C'est avec de simples expériences comme celles-là, dans lesquelles une suggestion mentale produit une réponse physique, qu'il est possible de comprendre le pouvoir de l'autosuggestion. Elles illustrent la connexion directe existant entre les pensées émanant de l'esprit et les stimulations électriques parvenant aux parties du corps concernées. Les résultats de ces tests démontrent la capacité potentielle de chacun de contrôler, à volonté et en tout temps, son propre système cellulaire dans quelque partie de son corps que ce soit. La plupart d'entre nous n'ont pas conscience de cette capacité ; et le fait que les cellules soient pour une grande part sous le contrôle permanent du subconscient est peu connu.

 

Conclusion

Quel que soit leur type, les charges électriques constituent le fondement de la vie cellulaire. Il est par conséquent relativement facile de réaliser que pour toute maladie impliquant une activité cellulaire, quelle que soit la source du signal, celui-ci agit au niveau cellulaire comme toute autre forme de stimulation électrique. Que ce stimulus soit induit par l'activité du cerveau, l'ingestion de médicaments ou même par une stimulation électrique, toutes ces sources sont les mêmes que des signaux d'occurrence naturelle provenant d'éléments conducteurs ou rayonnants.

 

Comparée aux effets secondaires des éléments chimiques, la stimulation électrique n'a pas cet inconvénient. Il ne s'agit ici en aucune manière de dénigrer les effets positifs des médicaments, mais plutôt de considérer simplement la stimulation électrique comme une autre possibilité de combattre les effets de certaines maladies et d'une approche nouvelle.

Exécutées à des niveaux et des fréquences biologiquement compatibles avec le système cellulaire et transmises de façon précise et spécifique, les stimulations électriques ne présentent pas d'effets secondaires. La méthodologie et les instructions d'utilisation des appareils électriques sont très différentes des méthodes auxquelles nous sommes habitués. Contrairement à ce qui peut se produire dans le domaine pharmaceutique, il n'existe pas de surdosage dans la stimulation électrique.

 

Si l'on considère le coût élevé des médicaments, la stimulation électrique offre une alternative naturelle donnant des résultats similaires, même si le mode de distribution en est différent. Un appareil électrique est relativement bon marché comparé aux médicaments et peut rendre service durant de nombreuses années à un coût bien inférieur.

 

Comme indiqué par le Dr Bruce Lipton et d'autres scientifiques, « si  l'énergie pouvait être mise sous forme de pilules, l'industrie aurait embrassé cette méthode depuis de nombreuses années ».

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